DISPOSITIF VASCO

Soucieuse de rendre le sport accessible aux personnes handicapées, la Ville de Courbevoie organise un accueil handisport pour que les personnes en situation de handicap puissent également profiter des activités sportives.

 Le dispositif VASCO propose des activités sportives aux jeunes qui ne partent pas en vacances. Depuis un an, le dispositif handisport est également proposé pour les jeunes de 8 à 17 ans. La structure accueille des enfants en situation de handicap psychique et physique. Ces activités, encadrées par des éducateurs sportifs, sont organisées pendant toutes les vacances scolaires, sauf en août.handi_sport

 Ce dispositif fait suite à plusieurs constats, à commencer par la non pratique du sport pour les enfants en situation de handicap. En effet, même en milieu scolaire ces jeunes là ne pratiquent pas de sport au sein de leur établissement, ils sont donc souvent mis à part. Cela peut s’expliquer par le manque de formation des enseignants sportifs au handicap et donc leurs difficultés de travail avec ce jeune public. Cela a aboutit à une demande de plusieurs parents. Les démarches ont débutés en 2007, mais la mise en place du projet a été long et a du faire face a plusieurs difficultés. La mairie de Courbevoie accueillait déjà un service senior et handicap, le maire était particulièrement touché par le sujet du handicap car il avait lui-même un enfant en situation de handicap. Le projet a pu être concrètement lancé en avril 2011. Au départ, il n’y avait que deux ou trois personnes, mais pour que tout cela soit rentable il fallait qu’au moins 10 familles y participent. Les étudiants « STAPS » (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), des éducateurs sportifs, ont ensuite fait leur entrée dans le dispositif. Les éducateurs qui prennent en charge les enfants pendant les activités, ont chacun bénéficié d’une formation de sensibilisation au handicap, prise en charge par la ville de Courbevoie. Ces éducateurs ont cherché à amener les jeunes à la compétition. Mais ils réclament des éducateurs diplômés.

En ce qui concerne le public, il s’agit le plus souvent de personnes en situation de handicape mental, leur nombre est donc supérieur aux autres handicaps, même s’il y a des personnes en situation de handicap physique, des enfants en fauteuil. Les éducateurs soutiennent le fait qu’en ce qui concerne l’accueil d’enfants « différents », tout le monde doit être tolérant.

Des compétitions ont donc lieu sous forme d’Olympiades. Ici on assiste à une mixité, car les jeunes ayant toutes les sortes de handicap et les jeunes sans handicap sont mélangés pour jouer. Il y a dans cette idée une grande majorité de cotés positifs, le seul point
négatif est la vexation de certains jeunes. En effet, face à des jeunes « valides », un
usager en situation de handicap peut se sentir inférieur et inversement un jeuServices-HandiFormene « valide » peut se sentir vexé de jouer avec un jeune en situation de handicap. C’est pour cela que dans ces Olympiades il y a une phase «mixte » puis une phase de séparation. La responsable du dispositif se demande si  « cela ne va pas les mettre en cloisonnement ? »

 Dans le cadre de ce dispositif divers moyens d’évaluation, de rencontre et de transmission ont lieu. Il y a dans un premier temps une rencontre avec les parents, ceux-ci se déplacent et font part de leurs remarques ou des progrès de leur enfant. Parfois des échecs  sont constatés avec certains parents. Enfin, dans un deuxième temps, un bilan de l’année est effectué et des optiques de projets sont lancés.

 Un nouveau projet est en cours de réflexion, il s’agirait d’ouvrir les créneaux horaires du dispositif non plus que sur les vacances scolaires, mais sur les temps scolaires, cela s’appelerait donc « Handi-hebdo ». Le projet est en cours de vote. Les obstacles restent nombreux, à commencer par le fait que nombre de jeunes présents augmenteraient sûrement plus ! Il faudrait donc alors embaucher d’autres éducateurs et la mairie s’y refuse. L’autre obstacle a été les élections municipales avec le changement de maire à Courbevoie.

Par ailleurs le dispositif VASCO est contrôlé par la mairie en raison d’une « rentabilité » qui est exigée. L’association rencontre également un problème salarial, en effet le nombre d’éducateurs y est réduit pour des raisons budgétaires.

Broudin Priscillia, Maitre Dorine, Paredes Yann.

Un commentaire concernant “DISPOSITIF VASCO

  1. Beau travail pour l’ensemble des ces reportages qui donne une vue de l’action associative à Nanterre

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