LE PROJET KAIROS

L’université Paris Ouest Nanterre est installée sur un campus ouvert. Confrontée, il y a quelques années à des problèmes d’insécurité elle a dû trouver dans ses ressources la capacité pour résoudre ses problèmes, en  intervenant directement auprès des jeunes.

Le projet KAIROS fut lancé en septembre 2005 par Mr GUINOT. C’est un programme de recherche-action interdisciplinaire destinée à étudier les problèmes d’insécurité sur le campus et d’établir par l’action, un niveau de tranquillité publique en prenant en compte les intérêts de l’université dans sa mission de service public et dans son souhait d’ouverture sur la ville. Les enseignants de l’université, les étudiants, le personnel administratif et technique sont acteurs du programme.

Cette recherche-action permet une prise de contact avec la délinquance locale, dans le cadre d’une collaboration avec la protection judiciaire de la jeunesse pour l’exécution de travail d’intérêt général (TIG) ou de mesures de réparations pénales. Les établissements scolaires, collèges et lycées, situés sur la ville de Nanterre ont également la possibilité d’envoyer des élèves dans le cadre de sanctions disciplinaires, ou plus généralement lors de problèmes de comportements violent, agressif, nécessitant un éloignement temporaire de l’établissement.

 Le public participant à cette recherche-action est essentiellement composé de garçons et filles âgés entre 13 et 18 ans. Le jeune participant au programme est pris en charge par deux tuteurs, l’un membre du personnel et l’autre étudiant. Un bilan est alors effectué afin d’organiser son séjour. Puis ils proposent au jeune diverses activités regroupant les domaines professionnels, sportifs et culturels. Les actes de délinquance commis par ces jeunes sont variés, mais ce projet ne prend  pas en charge les délits sexuels.

 Le but des travaux d’intérêts généraux est d’éveiller la curiosité des jeunes, des travaux éducatifs sont mis en place pour favoriser la découverte du campus, d’un métier ou d’une activité professionnelle. Les jeunes peuvent participer ou observer ces activités professionnelles.

 Les étudiants participent à ce programme dans le cadre de leurs études, on retrouve essentiellement des étudiants de la filière sciences de l’éducation et sciences et techniques des activités physiques et sportives. Ces étudiants ont un emploi du temps aménagé afin qu’ils puissent participer au projet Kairos. Les rôles des étudiants dans la prise en charge des mineurs sont l’accompagnement, l’éveil la curiosité des jeunes, l’apprentissage mais surtout la médiation.

La cohabitation entre les étudiants du campus et les mineurs se passe très bien. C’est un enrichissement pour les mineurs et une ouverture d’esprit pour les étudiants. Malheureusement ce projet rencontre des difficultés financières et un manque de bénévoles. Etant une innovation, les partenaires se questionnent sur leur investissement dans ce projet. Néanmoins, il est efficace puisqu’on constate une évolution à la baisse concernant les agressions sur le campus et la gare. En 2007 il y a eu cent quatre-vingt-sept agressions recensées  contre vingt aujourd’hui.

LAUVRAY Justine, SADDI Ichraffe, THOMAS Lise