Quartier du Parc

Le quartier « Le parc » est touché par divers problèmes.

Tout d’abord par la délinquance, qui est omniprésente sur ce quartier. Selon l’ONDRP (l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales), il y aurait 40,34 pour 1000 de destructions et dégradations de biens à Nanterre, contre 35,75 pour 1000 dans les Hauts de Seine. De même, un gardien d’immeuble de la cité « Pablo Picasso » a affirmé lors d’un entretien téléphonique avoir déjà été agressé, insulté et menacé par les jeunes squattant les halls d’immeubles. Il dit également avoir constaté une dégradation plus prononcée des environs de cette cité depuis une petite dizaine d’années. C’est pourquoi les habitants ne sont pas sereins une fois la nuit tombée.

Il en est de même aux alentours de Nanterre Préfecture, puisqu’une fois les bureaux fermés, les rues sont vides. Ce quartier est également touché par le chômage (en 2008, 980 Nanterriens ayant entre16 et 25 ans sont inoccupés), et le décrochage scolaire (en 2009, 23,7% des personnes non scolarisées et de plus de 15 ans à Nanterre n’ont pas de diplôme). De plus, la consommation de drogues dites « douces » (shit, beuh) est très fréquente. On observe sur ce territoire, un trafic, des reventes et un usage de la drogue (en 2012, 63,67 pour 1000 sur Nanterre).

Le secteur « Le Parc » est un quartier très isolé, étant classé en ZUS (Zone Urbaine Sensible) et en REP+ (Refondation de l’Education Prioritaire). Cependant, il est collé au premier centre d’affaires d’Europe, la Défense. Cela créé un contraste, puisqu’à proximité d’un grand centre économique, il existe un quartier où la population est en grande précarité et où les jeunes ne trouvent pas d’emploi.

Afin de revaloriser ce quartier dans tous les contextes, la ville a décidé de mettre plusieurs politiques en place. En 2007, on retrouve le projet de renouvellement urbain et social pour le quartier « Parc Nord » et les contrats urbains de cohésion sociale qui sont élaborés par le maire et le préfet du département. Ces contrats concernent les domaines de l’emploi et du développement économique, « Le Parc » fait partit des quartiers prioritaires pour la mise en oeuvre de ces actions. Par ailleurs, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, qui est présidé par le maire de la ville et qui se réunit une fois par an, intervient également sur ce quartier. Enfin, la ville a mis en place une politique Jeunesse dont le but est de favoriser la réussite éducative et l’épanouissement personnel, mais également l’engagement citoyen, l’expression des jeunes, l’accès aux droits et la lutte contre les discriminations. Parallèlement, le centre social a mis des actions en place pour les jeunes avec l’antenne Jeunesse du Parc qui accueille les 12-25ans et qui a pour objectif d’accueillir les jeunes, les conseiller et les accompagner dans leurs projets. Celle-ci propose des activités artistiques, sportives, scientifiques, et des sorties pendant les vacances.

Les services publics ont décidé de coopérer avec la ville, en permettant aux habitants de s’associer pour dessiner l’avenir du quartier. L’objectif étant de faciliter les démarches d’accès au logement, aux soins médicaux, aux droits… Ils tentent également de favoriser l’orientation ou l’accès à la culture, de soutenir les projets citoyens et humanitaires, et de permettre aux jeunes de s’épanouir à Nanterre, mais aussi en dehors.

Au sein de ce quartier, des institutions sont présentes afin de faciliter toutes ces actions mises en place et de répondre aux problèmes des habitants. On identifie le tribunal de Grande Instance, le collège Paul Eluard et le collège Évariste Gallois, la mairie de quartier, un espace jeunesse. On trouve également un centre social et culturel où y cohabitent deux institutions : le centre social culturel et le centre de santé. Une salle ressource est en annexe de la maison de l’emploi et de la formation ainsi que de nombreuses associations tel que Bel´Agir, P´arc-en-ciel et Authenti´cité.